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Pour cette première journée de compétition, les athlètes de l’équipe de France ont su faire bonne figure sur les tatamis de l’AccorHotel Arena. Pour le bloc final, six médailles sont accessibles aux Français dont 2 d’or.

Féminines -48 kg : Dans la première confrontation pour la médaille de bronze, opposant la Turque Beder à l’espagnole Lapuerta Comas, c’est cette dernière qui prend le dessus dès la mi combat avec un waza ari. Continuant d’être sur l’attaque, elle immobilisera son adversaire en fin de combat pour conclure la journée avec un ippon.
L’autre place de trois voyait s’affronter la Kazakh Abuzhakynova à la Coréenne Lee, dans un combat fermé qui donna la victoire à la première au jeu des pénalités.

En finale, poussée par le public parisien, Blandine Pont se présentait confiante face à la Serbe Nikolic. La faille sera trouvée sur un fauchage pour waza ari, qu’elle conservera jusqu’au bout du suspense pour décrocher sa première médaille d’or en Grand Slam.

Masculins -60 kg : Dans cette catégorie des légers masculins, les places pour la médaille de bronze auront durées l’une et l’autre peu de temps.
La première, qui voyait engagés le Mongol Enkhtaivan et l’Ouzbek Bakhtiyorov a désignée le second vainqueur dans la première minute de combat, suite à une action dangereuse (diving) et donc hansokumake de son adversaire.
Dans le seconde où était opposé le Romaric Bouda (FRA) à Lee (COR), il n’y eu malheureusement aucun suspense. Dès la première séquence, le combattant du pays du Matin calme infligeait un waza ari au français qu’il suivait bien au sol, laissant ce dernier en larme en sortie de tapis.

En finale, encore peu de réussite pour le Français engagé, ici Cédric Revol. Face à lui l’Azerbaidjanais Aghayev, tout aussi énergique que lui, le mettait en difficulté plusieurs fois avec ses kata guruma. Dans le golden score, c’est sur un contre que le tricolore craque, privant ainsi les spectateurs d’une seconde Marseillaise.

Féminines -52 kg : Combat franco-français entre Amandine Buchard et Astride Gneto, fatalement tourné vers le physique entre deux athlètes qui connaissent tout l’une de l’autre. Après cinq minutes trente de neutralisation, Buchard parvient à trouver l’ouverture sur son spécial pour glaner sa douzième médaille en Grand-Slam.
L’autre médaille de bronze finit au cou de l’Israélienne Primo, après que les arbitres aient estimés que l’attaque tentée par son adversaire la Brésilienne Pimenta était trop sur le coude, et donc dangereuse.

En finale, rien ne semblait pouvoir atteindre la Krasniqi (KOS), déjà championne Olympique à Tokyo en -48 kg et qui semble promise à un beau parcours dans la catégorie supérieure. Un mouvement fort dans les quarante premières seconde pour waza ari, qu’elle gardera tranquillement jusqu’à la fin du temps imparti.

Masculines -66 kg : Dans le combat An – Nurillaev pour le bronze, et malgré deux shidos encaissés dans la première minute de combat, le Coréen se montre plus actif que l’Ouzbekh pendant le reste du combat. Il parvient finalement à combler son déficit pour aller chercher sa première médaille en Grand-Slam.
Dans l’autre place de trois, Walide Khyar parvient à maîtriser la vivacité de l’élégant Denis Vieru mais concède 2 shidos au Moldave. Plein d’engagement, il prend même des risques sur contre et passe tout près de se faire immobiliser. Finalement, c’est sur une dernière pénalité, peu évidente, que le tricolore voit la médaille lui échapper.

En finale, sur une attaque trop peu franche du Mongole Battogtokh, Bogdan Iadov réussi à se glisser sous son adversaire dans un sumi gaeshi qui envoie le combattant du pays du ciel Bleu rouler sur le dos. L’Ukrainien continuera à résister aux assauts adverses, quitte à encaisser quelques shidos, mais tiendra bon dans la quête de sa première médaille d’or dans ce type de tournoi.

Féminines -57 kg : Dans un combat qui semblait pourtant présager du beau judo, l’arbitrage a décidé de jouer les troubles fêtes et inflige à Nelson Levy (ISR) un shido dès 8 secondes de combat. A la mi combat, elle et son adversaire Funakubo (JPN) se trouvent avec deux pénalités chacune contre elles. Avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête, la qualité du combat s’en est trouvée altérée et c’est Nelson Levy qui finit part prendre la pénalité fatale.
Duel de génération sur le tapis d’à côté où la championne Ukrainienne Bilodid, 22 ans, affrontait la Portugaise Monteiro, 37 ans. Un combat dur sur la garde où la première tentait à plusieurs reprise de trouver la faille sur son o uchi gari. On cru même qu’elle y était parvenu dans la première minute du golden score mais les arbitres refusèrent de valoriser l’action faute d’impact clair de la portugaise. Il faudra attendre deux minutes supplémentaires pour que sur un nouvel o uchi gari, la double championne du Monde des -48 kg plaque son adversaire sur le dos.

En finale, la Française Priscilla Gneto avait fort à faire face à la championne du monde 2021 et médaillée olympique Klimkait (CAN). C’est un combat tactique qui s’est mis en place, à l’avantage de la Française qui faisait monter les pénalités chez son adversaire jusque dans le golden score. En imprimant un gros rythme sur les mains, la Française provoque une troisième et dernière pénalité et s’offre une Marseillaise et la deuxième médaille d’or de sa carrière en Grand-Slam.

(c) Gabriela Sabau

Masculins -73 kg : Dans la première petite finale de la catégorie, le Kazakh Shamshayev cloue Margelidon sur un ko soto gake comptablité waza ari, et laisse égrainer le chronomètre en maîtrisant les tentatives du Canadien. Dans la seconde, la Mongol Odgerel surprend son monde en plaçant un sumi gaeshi latéral au Coréen Hang à 40 secondes du terme, alors qu’il accusait deux pénalités de retard.

Pas de surprise mais une démonstration géorgienne en finale, où Lasha Shavdatuashvili cloue Daniel Cargnin (BRA) en un tout petit peu plus d’une minute, sur un kubi nage surpuissant.

Féminines -63 kg : Dernière catégorie du jour, les -63kg ont offertes de beaux combats pour aller chercher les médailles de bronze. La Polonaise Szymanska vient à bout de l’Israélienne Shemesh grâce à son tai otoshi qu’elle parvient à placer deux fois dans le combat. Beauchemin-Pinard (CAN) a elle beaucoup moins de réussite en se faisant plaquer sur le dos dans une tentative d’ura nage face à la Cubaine Del Toro.

Autre Israélienne dans le blic final, Gili Sharir repart de Paris avec la médaille d’or au terme d’un combat très fermé contre la Japonaise Nabekura. Celle-ci finira par encaisser une pénalité pour non combativité quelque peu discutable offrant la première médaille d’or de sa carrière à son adversaire du jour.

(c) Kulumbegashvili Tamara