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Rendez vous immanquable pour les fans de judo français, le Grand-Slam de Paris fait cette fois encore le plein de spectateur.
Côté athlètes, l’équipe de France a malheureusement souffert de beaucoup de forfaits quelques jours avant la compétition. Ce sont donc, pour la plupart, de jeunes membres de l’équipe de France qui ont été appelés en renfort, avec l’envie de briller sur les tatamis de l’AccorHotel Arena.

Un début de journée mitigé

Pour celles et ceux qui débutaient la journée dès le 1er tour, trois combattants française n’ont pas réussi à franchir la marche savoir Pauline Cuq (-48 kg), Maxime Gobert (-66 kg) et Alexandre Rubiano (-73 kg). Semble t-il touchée par la maladie depuis quelques jours, la judokate du DAN 79 ne résistera pas à l’étranglement infligé par la Mongole Bavuudorj. Gobert se verra contré sur sa tentative d’uchi mata dans le golden score face au Slovaque Poliak, qu’il avait pourtant à sa portée, et Rubiano sera sorti au jeu des pénalités.
A noter la bonne performance de Manon Deketer, 3e des derniers mondiaux, qui sort d’entrée la championne d’Asie en titre Mongole Bold.

Le second tour, synonyme d’entrée en lice des têtes de séries, a fait un plus de dégâts dans les rangs tricolores. En -48 kg, Mélanie Vieu s’incline contre la Kazakh Abuzhakynova, en bronze aux derniers mondiaux. Dans le même temps, Shirine Boukli, n°1 mondiale, va au bout du temps réglementaire contre la Coréenne Lee, mais encaisse un waza-ari après 3 minutes de golden score et voit sa compétition s’arrêter prématurément.

A ce stade de la compétition, l’expérience prendra le dessus sur la fougue de la jeunesse, au détriment des françaises. En -52 kg, la Julie Weill dit Morey ne peut rien face à Reka Pupp, n°2 mondiale, et s’incline par ippon sur le uchi mata de la Hongroise. Même sort pour Martha Fawaz en -57 kg, qui voit son parcours stoppé par la belge Mina Libeer, 15e à la ranking list ou Melkia Auchecorne en -63kg, qui rend les armes devant la numéro 3 Barrios, de dix ans son ainée.

Chez les hommes, Romain Valadier Picard (-60 kg) subit face au Kazakh Shamshadin et s’incline aux pénalités non sans avoir démérité.
Surprise de taille dans cette catégorie avec la défaite dès sont entrée en lice du judoka de Taiwan Yang, tête de série n°1, qui se voit sanctionné d’un hansoku make direct pour « diving ».

Pas de surprise en revanche en -66 kg pour le Moldave Vieru qui passe les tours un à un jusqu’en quart de finale, au détriment notamment du français Orlando Cazorla. Pourtant bien dans son combat, ce dernier subit également le règlement et est éliminé pour une prise d’appui sur la tête.
Plus surprenant, le Coréen An Baul, champion du monde 2015 et médaillé olympique 2016 et 2020, voit sa compétition écourtée sur contre par le Mongol Battogtokh, néanmoins demi finaliste aujourd’hui, dès le second tour.

Même en se démenant plus de 6 minutes dans le golden score, Benjamin Axus (-73 kg) voit les pénalités s’accumuler contre lui dans sa confrontation avec le Canadien Margelidion, 6e mondial. Encore juniors en 2022, Daniyl Zoubko se heurte à plus fort que lui face au champion d’Asie en titre Shamshayev (KAZ) au troisième tour.

(c) Gabriela Sabau

La machine se met en marche

Plus la journée avançait et plus les athlètes français donnaient satisfaction et bonheur au public.

En -60 kg, Cédric Revol se présentait à chaque combat plein d’énergie et réussissait se faisant à atteindre la demi finale. Là l’y attendait Romaric Bouda, lui aussi sorti vainqueur de son quart de tableau en écartant notamment le Mongol Enkhtaivan, vice champion du Monde. Dans l’autre moitié de tableau, Théo Raoul Hebrard échoue en huitième de finale face au Géorgien Nozadze, qui s’inclinera à son tour en quart de finale.

Même parcours pour Walide Khyar en -66 kg, vainqueur de son quart de tableau malgré une petite frayeur en quart de finale où il s’est trouvé mené. En demi finale, dans un combat tactique face au Mongole Battogtokh, définitivement en forme aujourd’hui, le Français ne peut pas réchapper du Ura nage et devra franchir l’obstacle Vieru dans sa conquête du bronze.

Autre réjouissance, chez les féminines, la présence en finale de Blandine Pont en -48 kg et Priscilla Gneto en -57 kg. En face, il y aura deux candidates sérieuses puisque la superlégère devra battre la Serbe Nikolic, numéro 10 mondiale, et l’ainée des sœurs Gneto aura la lourde tache de surpasser la Canadienne Klimkait, médaillée de bronze aux derniers mondiaux et Jeux Olympiques.
Pas d’or mais une médaille de bronze assurée en -52 kg où la finale franco-française opposera l’autre Gneto, Astride, à Amandine Buchard. Donnant une impression de moins bien depuis le début de la journée, la vice championne olympique n’a rien pu faire face à la Kosovarde Krasniqi lors de la demi-finale.

Les catégories des -73 kg et -63 kg n’auront pas droit à leur représentant français dans le bloc final même s’il est à noté la 7e place encourageante de Joan-Benjamin Gaba. L’ultime combat de la journée chez les masculins verra s’affronter le Géorgien Shavdatuashvili, vice champion olympique, au Brésilien Cargnin, troisième dans la catégorie inférieure.
Dans la catégorie féminine, la finale opposera la Japonaise Nabekura à l’Isréalienne Sharir, respectivement tombeuses des Françaises Chloé Yvin et Manon Deketer au stade des 8e de finales.